Le Jeu
de la Vie
Un univers infini gouverné par quatre règles simples. Des cellules naissent, survivent et meurent — et de ce chaos émergent des structures d'une complexité stupéfiante.
Quatre lois
immuables
Naissance
Une cellule morte avec exactement 3 voisines vivantes devient vivante à la génération suivante.
Survie
Une cellule vivante avec 2 ou 3 voisines survit et reste en vie à la génération suivante.
Surpopulation
Une cellule vivante avec plus de 3 voisines meurt par surpopulation à la prochaine génération.
Isolement
Une cellule vivante avec moins de 2 voisines meurt d'isolement par sous-population.
Toutes les cellules évoluent simultanément à chaque génération. L'état d'une cellule à la génération N+1 dépend uniquement de ses 8 voisines à la génération N.
Règles détaillées →
John Conway
1937 — 2020
John Horton Conway était un mathématicien britannique de renom, professeur à Cambridge puis à Princeton. Passionné par les jeux et les puzzles, il a révolutionné plusieurs domaines des mathématiques.
En octobre 1970, il publie dans Scientific American son automate cellulaire baptisé Game of Life. Conçu à partir d'un simple échiquier et de quatre règles, il fascine immédiatement la communauté scientifique et informatique mondiale.
Le jeu démontre qu'une complexité infinie peut émerger de règles d'une simplicité absolue — un concept fondateur en informatique théorique.
Lire la biographie complète →Turing-complet
Le Game of Life peut simuler n'importe quel ordinateur. Il est capable de résoudre tout problème calculable, y compris sa propre simulation.
Indécidable
Malgré ses règles déterministes, il est mathématiquement impossible de prédire l'évolution d'un pattern arbitraire sans le simuler.
Grille infinie
Théoriquement infinie dans toutes les directions — des patterns peuvent se propager indéfiniment, comme le Gosper Glider Gun.
Structures
remarquables
Le plus célèbre des patterns mobiles. Se déplace en diagonale, se reproduisant toutes les 4 générations.
L'oscillateur le plus simple. Alterne entre une ligne horizontale et verticale de 3 cellules.
La structure stable la plus simple. Un carré 2×2 qui reste identique à travers les générations.